Journée de chamaillerie à Lesdins
Episode n° 1
L'illustration de la couverture avec ses couleurs vives et chaudes me fait penser à Chagal, grand maître qui a peint le plafond de l'opéra Garnier. Chapeau aux jeunes artistes qui ont si bien illustré notre village sans rien oublier.
Mais l'appellation de
l'ouvrage me fait sursauter (le petit Lesdinois).
Dans ma jeunesse nous faisions une distinction entre le petit et le grand Lesdins.
Au petit Lesdins, les
habitants étaient portés vers les activités fluviales puisque le canal traverse le village
depuis le début du XVIIe siècle. Le grand Lesdins, avec sa source et son ruisseau
d'eau claire (la Somme) existe depuis des temps immémoriaux.
L'identité de ses habitants s'est forgée autour des activités agricoles et maraîchères.
On voit bien là, la
différence entre les deux parties.
Quand nous rencontrions
une nouvelle personne, nous avions l'habitude de préciser :
« au petit ou au grand
Lesdins ». Nous n'utilisions pas les mêmes mots pour dire les
mêmes choses.
Le jour du 14 Juillet, le clou de la journée, c'était les deux courses à pied. La course
du grand Lesdins, la plus
dotée, et la course du petit Lesdins qui passait par les 25
marches pour en réduire
la distance.
Sur place, mes amis sont
meurtris que le journal ne s'appelle pas le grand Lesdins ou
le Lesdinois, tout court.
J'ai décidé de mener l'enquête.
J'ai décidé de mener l'enquête.